Il faut être malade pour être malade à Valencia

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La routine commence à s’installer à Valencia.  Nous avons des projets pour la fin d’année et peu de congés payés, ce qui limite fortement nos weekends dans une nouvelle ville… bref, la visite de l’Espagne est plutôt derrière nous maintenant, surtout que nous avons une date de fin pour notre mission.

Heureusement, l’occasion de la venue de ma mère nous pousse à sortir quelque peu, mais ceci fera l’objet d’un post prochainement, une fois les photos triées. Le sujet de ce post c’est la venue de virus dans notre petite vie valencienne…

Tout commence quand j’ai la bonne idée, dimanche dernier de manger du Jambon (présumé coupable). Moins d’une heure plus tard, me voilà tout patraque… En plein milieu du weekend où ma mère est pourtant venue, me voilà cloué au lit toute la journée. Les jours suivants, même si l’état s’est amélioré, c’est toujours pas ça. Ma mère, à peine rentrée en France me dit qu’à son tour elle est malade…

La fin de semaine approche, et dans la nuit de Jeudi à Vendredi, Dominika tombe à son tour malade… Elle prend la bonne décision d’aller chez le médecin et de ne pas aller travailler (ce que j’aurai dû faire). Dominika se lève vendredi en même temps que moi, et prend un rendez-vous chez le seul docteur généraliste français de Valencia. Nous avons récupéré l’information sur le site du consulat français.

Son rendez-vous est à midi, je reste donc en contact avec Domi toute la matinée pour savoir si tout va bien. Alors que je la crois en pleine consultation, elle me téléphone, m’indiquant qu’elle s’est trompée de ligne le matin même, et qu’elle a en fait pris un rendez-vous chez le dermato… Le généralise lui n’est disponible que le mardi et le jeudi… Catastrophe, il faut chercher un médecin qui parle Français. Je dérange notre assistante, française, pour essayer de trouver un docteur français. Elle appelle plusieurs hôpitaux, mais aucun médecin ne parle Français.

Dominika, nous indique qu’elle a trouvé un hôpital sur son téléphone, et qu’elle s’y rend. Nous appelons alors cet hôpital pour savoir si un médecin parle Français où Anglais. Nous apprenons, qu’au consultation externe un docteur parle anglais. Pas besoin d’informer Dominika, qui s’est renseignée sur place et fait déjà la queue pour la consultation.

Le problème, c’est qu’il s’agit d’une clinique privée, et que donc les frais ne seront pas remboursées…  Tant pis pour cette fois. Le docteur de Dominika parle finalement mieux français que l’anglais, dommage que son Français ne soit pas très au point…

Le médecin conseil à Dominika que j’aille moi aussi me faire ausculter. Me voici donc à la recherche à mon tour d’un docteur qui parle français. Je n’ai pas plus de réussite, même avec un peu plus de temps pour faire la recherche. Sur notre lieux de travail, au rez-de-chaussée, il y a une clinique, je tente donc ma chance… Les assistantes ne parlent pas un seul mot anglais (ou presque), heureusement, un docteur semble parler anglais. Et c’est vrai, le docteur que je rencontre parle anglais.

Il me demande rapidement ce que j’ai, je lui explique tant bien que mal dans un anglais approximatif (le vocabulaire santé n’est pas mon fort, mais je suis très bon aux jeux du mime…). Une fois constaté qu’il n’y a pas « urgence », le docteur m’explique qu’ici c’est plutôt cher, et que je ne serais pas remboursé. Il me fait donc rentrer dans son cabinet, et me montre sur la carte où sont les hôpitaux publics.

Il me conseil même d’aller chez les urgences, là-bas ils seront traiter mon dossier…

Finalement, ce ne sera que le lendemain que je serais aller chez le docteur, dans un autre hôpital public, près de chez nous. L’hôpital est désertique, il n’y a pas un chat. Je vois des pancartes où l’on peut lire des messages sur la nécessité de ne pas fermer les hôpitaux publics… J’en arrive au point à me demander si l’hôpital n’est pas, malheureusement, fermé…

Finalement, je trouve les urgences et obtiens une consultation prise en charge par le système de santé européen (certainement la France qui paye au final). Par contre, je n’aurai jamais eu de ma vie une consultation aussi courte. Moins d’une minute allongé sur la table… Au niveau des médicaments, je n’ai pas eu non plus la même chose que Domi…

Bref, tout ça pour dire qu’à notre prochain retour en France, si la situation ne s’améliore pas tant que ça, on ira voir le médecin…

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